…la deuxième année où j’ai fait le poireau au fameux salon du livre de Besançon qui s’appelle « Les mots Doubs » (le « jeu de mots » n’est pas de moi, heureusement) pour présenter mon deuxième ouvrage « Voir là-bas si tuyé« …
…j’étais assis à côté d’un « homme politique » régional, la quarantaine, plutôt imbu de lui-même qui me met son livre sous le nez et me déclare assez fièrement :
– C’est mon troisième essai politique !
…et moi, évidemment, de lui répondre sans pitié aucune :
– Mais… au bout de trois essais, normalement, on est éliminé !
… il ne l’a pas très bien pris et j’ai bien vu qu’on n’avait vraiment pas le même sens de l’humour…
…en septembre 2010, au salon du livre « Les mots Doubs » à Besançon, où j’étais allé pour présenter mon œuvre Le Nœud sur la Troisième Marche,
j’étais assis à côté d’un « collègue » qui finit par me demander quel était le « genre » de mon bouquin…
…poli, je lui réponds que c’était assez difficile pour moi de le définir…
…il prend alors un des exemplaires étalés devant moi, l’ouvre au hasard et tombe, malheureusement sur la phrase surlignée en jaune…
…il referme rapidement le livre, regarde le titre avec attention : « …Le Nœud… »…
…et se tourne ensuite vers moi, tout sourire, en me décochant un gros clin d’œil complice… …convaincu pour l’éternité qu’il s’agissait d’un bouquin cochon…
POUR QUELQUES CENTIMÈTRES DE PLUS (chanson du Très Véritable Groupe Machin interprétée par Jean-Pierre ROBERT)
(paroles Angel CARRIQUI – musique Jean-Pierre ROBERT)
Vieille histoire de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf sauf que, dans le cas qui nous préoccupe, le bœuf est une andouille et la grenouille, un chaud lapin.
Ma mie, nous étions deux et nous nous aimions tant Que notre seul amour me semblait important. Devinez ma surprise à lire en votre lettre Que vous m’abandonniez pour quelques centimètres.
Ma Julie est partie avec le voisin d’en bas Qu’en aurait soi-disant un’ bien plus grosse que moi. Ça reste à voir, moi ça m’étonne Ou alors y s’pique aux hormones.
Ma mie, sur ce détail, notre amour s’écroula. Je pense quant à moi que dans ces questions-là, On ne peut jamais faire d’estimations sérieuses, Il est des perspectives qui sont souvent trompeuses.
Ma Julie est partie avec le voisin d’en bas Qu’en aurait soi-disant un’ bien plus grosse que moi. Peut-être que depuis son plus jeune âge Y tire dessus comme un sauvage.
Ma mie, tout est fini, à jamais, adieu donc ! N’oubliez pourtant pas ce célèbre dicton : C’est d’après le travail qu’on voit le spécialiste Et pas à la grosseur du pinceau l’artiste.
Ma Julie est partie avec le voisin d’en bas,
Je me console un peu, pensant par devers moi
Que même si le volume parfois vous émoustille,
Mieux vaut une p’tite nerveuse qu’une grosse qui roupille.
Elle a mis sur l’ mur au d’ssus du frigo
Un relevé d’impôts locaux
Y’a une calculette avec un stylo
Devant chaque assiette, bravo
Déjà les factures sur le papier peint
Je trouvais ça dur, j’dis rien
Et toute la journée elle rêve aux allocs
Depuis qu’elle est en coloc
Elle s’réveille la nuit vérifier les charges
Aussi je n’en mène pas large
Et même au p’tit coin, elle nous a à l’œil
A recompter toutes les feuilles
Faut faire le ménage et puis la vaisselle
Et descendre la poubelle
Ses ennemis jurés, c’est les streptocoques
Depuis qu’elle est en coloc
Dès que mes potes viennent faire un peu la teuf
Faut qu’elle nous ramène les keufs
On doit jouer aux cartes, s’tenir à carreau,
Et ranger l’appart, bravo
J’me dis que la vie, elle est bien trop courte
J’vais courir m’acheter une yourte
J’irai m’installer à Pétaouchnoque
Mais j’serai plus jamais en coloc