La fille du gardien de phare – Le Très Véritable Groupe Machin

LA FILLE DU GARDIEN DE PHARE
(paroles Angel CARRIQUI – musique Jean-Pierre ROBERT)

La fille du gardien de phare,
Le bleu pâle de ses yeux,
Rend l’océan blafard
De Vesoul à Périgueux…

Oh oh oh
La fille du gardien de phare,
Elle nous mène en bateau.

La fille du gardien de phare,
Le blond de ses cheveux
Malgré nos lunettes noires
Il nous fait mal aux yeux…

Oh oh oh
La fille du gardien de phare,
Elle nous mène en bateau.

Ohé, pas de pot,
Elle nous allume et nous rembarre
On navigue tous au radar…

La fille du gardien de phare,
On est tellement nombreux
A s’échouer pour la voir
Qu’il nous faut faire la queue

Oh oh oh
La fille du gardien de phare,
Elle nous mène en bateau.

Ohé, pas de pot,
Elle nous allume et nous rembarre
On navigue tous au radar…

La fille du gardien de phare,
D’après le qu’en-dira-t-on
A choisi un veinard,
Le fils du gardien de prison.

Demain, on ira voir
Le cœur de papillon
De la fille du chef de gare
Qui aime les moussaillons.

Ohé, pas de pot,
Elle nous entraîne et nous égare,
On arrive toujours en retard…

Ma mie – Le Très Véritable Groupe Machin

MA MIE (paroles Angel CARRIQUI – musique Tony CARBONARE)

Ah que j’aimais ma mie,
Messire elle était belle,
Les roses endormies
Ne le sont pas tant qu’elles,
Ne le sont pas tant qu’elles.

Ah que j’aimais ma mie,
Messire elle était douce,
Car on y avait mis
Le velours de la mousse,
Le velours de la mousse.

Ah que j’aimais ma mie,
Messire elle était tendre,
Et je m’y suis soumis
Sans avoir su attendre,
Sans avoir su attendre.

Messire, elle est partie,
Mangée par un glouton,
Ah que j’aimais ma mie,
Disait un vieux croûton,
Disait un vieux croûton.

mon « aventure » TRI YANN …

…sur une idée de Tony Carbonare, j’ai tenté, à une époque, d’écrire des chansons dans le but de les placer auprès du groupe bretonnant TRI YANN…

…une idée complètement farfelue d’ailleurs, proposer un peu d’humour ou de satire dans leur répertoire habituel, que suis-je allé faire dans cette galère ?

…mais bon, j’y suis allé…

…j’ai travaillé là-dessus un certain temps, chez moi, à la cambrousse…

…chaque fois que j’écrivais un truc sérieux, je m’ennuyais ferme (à la campagne, y’en a plein) et chaque fois que glissais des conneries discrètement dans les textes, Tony me disait :

   – non, ça leur plaira pas !

…ce qui m’a fait le plus rire dans cette tentative avortée c’est, qu’après avoir travaillé d’arrache-pied (c’étaient des octosyllabes) pendant au moins trois semaines, j’ai fait le rapprochement entre ceux pour qui j’essayais d’écrire et ce que j’avais devant les yeux tous les jours…

…pendant que j’essayais de trouver des idées de morceaux pour Tri Yann, voilà ce que je voyais toute la journée depuis ma fenêtre : trois ânes…

mon dieu, mon dieu…

MON DIEU, MON DIEU

(texte & musique A.Carriqui / arr. JP.Robert)

cd jeanpierrerobert point net vignextrait du CD

jeanpierrerobert point net

 

Mon dieu, mon dieu que ça me pique

Mon dieu, dans les parties épiques

Qui ont fait, même si ça se voit pas,

Qui ont fait mille et un combats.

 

Mon dieu, mon dieu que ça me gratte

Mon dieu, non loin de la prostate

Et quand on est en société,

Y’a des coins qu’on peut pas gratter.

 

Mon dieu, mon dieu ça me picote

A l’intérieur de la culotte,

Vraiment, ça ferait pas sérieux

Que je me gratte là au milieu.

 

Mon dieu, mon dieu que c’est étrange

Comme cet endroit me démange

Auriez-vous une solution

Pour éviter ces situations ?

 

Le bon dieu dit à Hippocrate

Je te confie une tâche ingrate

Viens au secours de ce pauvre type

Qui met trop sa main dans son slip.

 

Pour rendre service à ce potache

Le docteur se mit à la tâche

Et dit en plagiant Archimède

Eurêka, je tiens le remède.

 

Mais hélas pour lui Hippocrate

Qui était porté sur le picrate

Ayant bu plus que de raison

Mourut sans dire la solution.

 

Mon dieu, mon dieu que ça me pique

Se plaint toujours l’autre loustic

En se demandant s’y devrait pas faire

Plutôt confiance à Lucifer.

 

Le bon dieu se dit : ouaille aïe aïe,

Si j’ veux pas perdre une de mes ouailles

Il faut qu’ je prenne certaines mesures

Dans l’urgence et dans l’ouverture…

 

Mais Sacré Bon Moi, c’ que j’ suis bête !

Et il inventa la braguette

Voilà pourquoi depuis ce temps-là

Tout le monde se gratte à tour de… doigts.

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 © texte & musique Angel Carriqui – arr. Jean-Pierre Robert

cd jeanpierrerobert dos

les mesures à prendre…

PETITE ANNONCE : LE CONSERVATIF…

…j’ai retrouvé des présentations de morceaux écrites pour les prestations scéniques du Groupe Machin… dialogue entre Jean-Pierre Robert et Gilles Kusmeruck… voici la présentation de la chanson Petite annonce :
 

PETITE ANNONCE : LE CONSERVATIF

 

JEAN-PIERRE : …y’en a encore qui veulent passer une annonce ?

GILLES : … moi, moi, j’ai un truc !

JEAN-PIERRE : …alors, qu’est-ce que tu vends, toi ?

GILLES : … un CONSERVATIF !

JEAN-PIERRE : … un quoi ?

GILLES : … un conservatif ! … noir… avec des petites fanfreluches au bout…

JEAN-PIERRE : … mais… ça s’appelle pas comme ça !

GILLES : … oui, mais nous devons faire attention à notre vocabulaire, y’a peut-être des jeunes dans la salle…

JEAN-PIERRE : …(incrédule, regardant le public) …tu crois ?

PUBLIC : … (indigné)… OUUUUUH !…

JEAN-PIERRE : … bon, bon… mais il est neuf, au moins ton «conservatif » ?

GILLES : … je pense bien, je me suis fait rembarrer…

JEAN-PIERRE : … et tu le vends cher ?

GILLES : … un chagrin d’amour, ça n’a pas de prix…

spider-spider

SPIDER-SPIDER

(A.Carriqui-JP.Robert)

cd jeanpierrerobert point net vignextrait du CD

jeanpierrerobert point net

 SPIDER-SPIDER

Elle était cool et débonnaire
Toujours prête à parler chiffons,
Une simple araignée au plafond
De chez un gars ben ordinaire.
 
Dans un club med sous les tropiques
Un soir, autour du gaspacho
Une tarentule au sang chaud
Te l’embobine et puis la pique.
 
Elle eut droit à tout le toutime
Les dérèglements hormonaux,
Le vomi sur le kimono
Et j’en passe et des plus intimes.
 
Comme dans la série légendaire
Voici qu’à l’heure de l’apéro
Elle devenait super-héros
Malgré les effets secondaires.
 
On l’appelait Spider-Spider,
Elle enfilait son débardeur
Et s’en allait sauver le monde
Jusqu’à point d’heure.
 
Bien sûr, une vraie professionnelle,
Défend la veuve et les morpions
Et, à coups d’ blattes dans le croupion,
Cherche des poux aux criminels.
 
Intelligente et redoutable,
Livrant une guerre d’escarmouches
Aux grands dépravateurs de mouches
Qui sont vraiment indécrottables.
 
Aux vieilles punaises et aux cloportes
Elle accordait pas son pardon,
Mais aux cafards qu’avaient l’ bourdon,
Elle manquait pas d’ouvrir sa porte.
 
Les éphémères ou les cigales
Elle aidait tous les marginaux
Jouant même les oto-rhinos
En cas d’infection des mygales.
 
On l’appelait Spider-Spider,
Elle enfilait son débardeur
Et s’en allait sauver le monde
Jusqu’à point d’heure.
 
Elle a sauvé pendant des semaines
Pour finir complètement speedée,
Sa belle santé dilapidée
A cause des cadences inhumaines.
 
Elle accumula les déboires,
Mais le moral était atteint
Et comme elle était du matin,
Il n’y avait aucun espoir.
 
On l’appelait Spider-Spider,
Elle enfilait son débardeur
Et s’en allait sauver le monde
Jusqu’à point d’heure…

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 © texte Angel Carriqui – musique Jean-Pierre Robert

cd jeanpierrerobert dos

si avec Hildegarde, tu vas plus loin…

The Nenni my Faith Daily News (2)

profitez de l’âpre aux mots

le camembert amoureux

LE CAMEMBERT AMOUREUX

(A.Carriqui-JP.Robert)

cd jeanpierrerobert point net vignextrait du CD

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Oyez, oyez, braves gens,

Oyez, braves ménagères,

Voici le récit affligeant

D’un camembert aux mœurs légères.

 

Des fromages, il y en a beaucoup,

Qui courent tout seuls les étagères,

Mais celui-là ayant bon goût

Aimait une jolie fromagère.

 

Il tomba amoureux barjot

En la voyant si émouvante,

A quatre pattes dans les cageots,

Traquant les dates limites de vente.

 

Il risqua bien, grosso-modo,

Deux-trois œillades adéquates

Mais la vendeuse de calendos

Arrêtait pas de le mettre en boîte.

  

Pour elle, il devint trop coulant,

Et tendre à cœur, une vraie crème,

Clamant des poèmes roucoulants

Entre la poire et puis lui-même.

 

Un camembert qui fait des vers

A la vitrine d’une boutique,

Même dans les milieux littéraires,

C’est très mal vu par la critique.

  

Il était pauvre et son destin

L’obligeait à gagner sa croûte,

Elle fréquentait que le gratin,

C’était râpé, sans aucun doute !

 

Dans la boutique en face de la sienne

De l’autre côté du réverbère,

Y’a une jolie statisticienne

Qui semble aimer les camemberts.

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 © texte Angel Carriqui – musique Jean-Pierre Robert

cd jeanpierrerobert dos

vie de grenier