du coup, les grands classiques enfin compréhensibles, en fait (3) …

Le pont Mirabeau ( Guillaume Apollinaire et moi )

– version réactualisée –

Sous le pont Mirabeau, à la base,
Coule la Seine
Et nos amours, en termes de vécu,
Faut-il qu’il m’en souvienne ?
La joie venait toujours, au niveau du ressenti,
Après la peine
 
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont et, y’a pas photo,
Je demeure.
 
Passent les jours et, c’est ballot,
Passent les semaines
Ni temps passé, non mais j’hallucine,
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau, point barre,
Coule la Seine
 
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont et, y’a pas photo,
Je demeure.

 

 

du coup, ça le fait, les grands classiques enfin compréhensibles (2) …

Le Corbeau et le Renard ( Jean de la Fontaine et moi )

– version réactualisée –

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait, c’est clair, en son bec un fromage.
En même temps, Maître Renard, par l’odeur
Alléché, lui tint, en fait, à peu près ce langage :

« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes trop joli !
Que vous me semblez trop beau !
Je dis ça, je dis rien, mais si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes grave le Phénix de chez Phénix
Des hôtes de ces bois. »

A ces mots, c’est que du bonheur,
Le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour faire le buzz avec sa belle voix,
Il part en live en ouvrant un large bec
Et laisse tomber sa proie.

Du coup, le Renard s’en saisit, et dit :
« Dans ton cul, mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur,
Est pété de rire aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon qui déchire sa race de sa
Grand-mère vaut bien un fromage, sans doute. »

Le Corbeau, en mode honteux et confus,
Jura que tout ça, ça le gave, qu’il allait fermer
Sa page Facebook et qu’on ne l’y prendrait plus.

du coup, les grands classiques enfin compréhensibles en fait …

La tirade de Don Diègue – Le Cid – ( Corneille et moi )

– version réactualisée –
 

O rage! ô désespoir! En fait, ô vieillesse ennemie !
Du coup, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
En même temps, ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour, c’est clair, flétrir tant de lauriers ?

Mon bras, qu’avec total respect toute l’Espagne admire,
Mon bras, qui, du coup, tant de fois, a sauvé cet empire,
Tant de fois, affermi, en fait, le trône de son roi,
C’est clair, trahit donc ma querelle, et du coup, ne fait rien pour moi ?

du coup, les grands classiques enfin compréhensibles …

La tirade de Don Diègue – Le Cid – ( Corneille et moi )

– version réactualisée –
 

O rage! ô désespoir! En fait, ô vieillesse ennemie !
Du coup, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
En même temps, ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour, c’est clair, flétrir tant de lauriers ?

Mon bras, qu’avec total respect toute l’Espagne admire,
Mon bras, qui, du coup, tant de fois, a sauvé cet empire,
Tant de fois, affermi, en fait, le trône de son roi,
C’est clair, trahit donc ma querelle, et du coup, ne fait rien pour moi ?