elle vendait des bigoudis

ELLE VENDAIT DES BIGOUDIS

(A.Carriqui-JP.Robert)

C’était un faux vendredi soir,
Une journée assez tristounette
Et j’allais prendre mon mouchoir
Quand on toqua à ma sonnette.Il est des vieux loups solitaires
Qui choient jamais la bobinette
Et tournent en rond dans leur tanière
Équipée d’un coin kitchenette.

Ce soir, d’après les prévisions,
Je devais me faire cuire un œuf,
J’interrompis l’opération
Quand je la vis dans l’œil de bœuf,
Et fus saisi par l’émotion.

Elle vendait des bigoudis,
Y’en avait des grands, des petits
De ceux pour lilliputiennes
Jusqu’à ceux des bigoudènes.
A voir ses formes arrondies,
On restait abasourdi
De persistances rétiniennes
Par centaines.

Elle vendait des bigoudis,
Fallait justement qu’ j’en achète,
Vous tombez bien, que je lui dis
Mettez-moi-z-en deux trois cagettes.

Je trouve que les bigoudis verts,
Ça fait moderne et dynamique
Bien que la collection d’hiver
Me semble plus économique.

Avec son corsage entrouvert,
Par réaction biochimique,
On recevait de l’univers
Une vision vraiment cosmique
En se plaçant un peu de travers.

Elle vendait des bigoudis,
Y’en avait des grands, des petits
De ceux pour lilliputiennes
Jusqu’à ceux des bigoudènes.
A voir ses formes arrondies,
On restait abasourdi
De persistances rétiniennes
Par centaines.

Au matin, elle a disparu
Tandis que j’étais aux toilettes
Depuis ce temps, je cours les rues
Les yeux perdus dans mes bouclettes.

A chaque faux vendredi soir,
Je l’attends derrière ma sonnette
Le cœur percé comme une passoire
Qu’est passée à la moulinette.

Avec tous ces bigoudis verts,
Je me sens parfois ridicule
Tout en vivant un vrai calvaire
Parce que les jours de canicule
Ça me met la tête à l’envers.

Elle vendait des bigoudis,
Y’en avait des grands, des petits
De ceux pour lilliputiennes
Jusqu’à ceux des bigoudènes.
A voir ses formes arrondies,
On restait abasourdi
De persistances rétiniennes
Par centaines.

© texte Angel Carriqui - musique Jean-Pierre Robert

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… le truc du trac …

…le plus dur, quand on fait un concert ou une séance de dédicaces, c’est de ne pas se laisser impressionner par tous ces gens qui ne sont pas là…

si c’est pas misère …

le mot du début …

…quand je suis arrivé en France, en provenance de mon Madrid natal, à l’âge de 7 ans, je n’étais pas totalement dépourvu de culture française…

…je connaissais un mot, mais un seul, un mot curieux et de peu d’utilité quand on débarque dans un pays étrange :

mur

…d’où je tenais ça ? …ça restera sans doute un des grands mystères de ma vie, je n’en ai vraiment aucun souvenir…

…toujours est-il que, grâce à cette érudition à une seule syllabe, je me sentais prêt à affronter sans crainte tous les papotages multiglottes que l’avenir me réserverait…

…dans le train qui me menait à la mythique et fabuleuse cité de Montbéliard, je décidai de m’enquérir de précisions techniques auprès du personnel navigant et dispensateur de billets…

…en clair, je suis allé voir le contrôleur et, puisque je maîtrisais le truc, j’ai décidé de lui parler dans sa langue maternelle à lui…

…et donc, je lui ai murmuré : MUR…

…comme il ne saisissait pas ce que je lui voulais, je lui ai patiemment répété MUR…

…puis encore…

…et encore…

… rien à faire, il ne comprenait toujours rien à ce que je pouvais bien vouloir lui raconter…

…alors je suis reparti, du haut de mes sept ans, en pensant, un peu déçu, que les Français avaient bien du mal avec leur langue…

…et je ne sais pas si ça a vraiment changé…

la souris ou le rat …

accord – pas accord …

 

prochains concerts en novembre…

Vendredi 1 Novembre 20h Le Trou au Loup 25660 MORRE

Vendredi 8 Novembre 20h30 Salle Le Foyer 60700 CHATENOIS-LES-FORGES

pom po po pom …

Ma cabane à la cambrousse – Le Très Véritable Groupe Machin

MA CABANE À LA CAMBROUSSE
(paroles Angel CARRIQUI – musique Tony CARBONARE)

J’aime la nature et les fleu-fleurs des champs,
Mon cœur est tout ému et, dieu que c’est touchant !
Je vais m’étendre
Sur l’herbe tendre
En écoutant d’un œil distrait
L’odeur si forte des forêts la la la
L’odeur si forte des forêts  la la la.

Le soir,
Au rendez-vous de ma promise,
Je mettrai ma belle chemise
Et mon beau costume à carreaux.

J’irai
Doucement frapper à sa fenêtre
Tout rougissant, pour lui remettre
Mon petit bouquet de poireaux.

Alors,
Nous irions faire une promenade,
Je lui conterais des salades
A cheval dessus mon vélo.

Et puis,
Pour conquérir ma paysanne,
Je lui ferais le coup de la panne
Sur un chemin au bord de l’eau.

J’aime la nature et les fleu-fleurs des champs,
Mon cœur est tout ému et, dieu que c’est touchant !
Je vais m’étendre
Sur l’herbe tendre
En écoutant d’un œil distrait
L’odeur si forte des forêts la la la
L’odeur si forte des forêts la la la.

Après,
Quand on serait mari et femme
Et qu’elle aurait du vague à l’âme,
Moi, je l’emmènerais danser.

Avec,
Ma paire de sabots du dimanche
Je mettrais mes deux mains sur ses hanches
Et même encore du plus osé.

En plus,
On boirait plus que de coutume,
J’aurais taché mon beau costume
Avec le p’tit vin du pays.

Et puis,
La fin serait pas très morale,
Mais la population rurale
Augmenterait petit à petit.

J’aime la nature et les fleu-fleurs des champs,
Mon cœur est tout ému et, dieu que c’est touchant !
Je vais m’étendre
Sur l’herbe tendre
En écoutant d’un œil distrait
L’odeur si forte des forêts la la la
L’odeur si forte des forêts la la la.

j’attends mon homologation au blog des records …

Moi, j’étais un folkeux – Le Très Véritable Groupe Machin

MOI, J’ETAIS UN FOLKEUX
(paroles Angel CARRIQUI – musique Jean-Pierre ROBERT)

Moi, j’étais un folkeux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
Moi, j’étais un folkeux,
Maint’nant, il faudrait que je me relookeu.

Quand j’entends un air vieux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
Quand j’entends un air vieux,
J’y comprends plus rien, ça me met plus le feu.

Moi, j’étais un folkeux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
Moi, j’étais un folkeux,
Un vieux de la vielle, un authentiqueux.

J’veux bien être un rapeux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
J’veux bien être un rapeux,
Mais quand je hip-hope y faut défaire les nœuds.

Moi, j’étais un folkeux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
Moi, j’étais un folkeux,
J’ai pris des cachets, ça va toujours pas mieux.

J’veux bien être un techneux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
J’veux bien être un techneux,
Mais l’informatique et pis moi, ça fait deux.

Moi, j’étais un folkeux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
Moi, j’étais un folkeux,
Maint’nant, il faudrait que je me relookeu.

Moi j’étais un rockeux,
Et j’suis encore malheureux,
Ma baby qui m’a quitté
N’est toujours pas rentrée… et ouais !

Moi, j’étais un folkeux,
Tire à la rondelle et rabats ta queue,
Moi, j’étais un folkeux,
Maint’nant, il faudrait que je me relookeu…

La fille du gardien de phare – Le Très Véritable Groupe Machin

LA FILLE DU GARDIEN DE PHARE
(paroles Angel CARRIQUI – musique Jean-Pierre ROBERT)

La fille du gardien de phare,
Le bleu pâle de ses yeux,
Rend l’océan blafard
De Vesoul à Périgueux…

Oh oh oh
La fille du gardien de phare,
Elle nous mène en bateau.

La fille du gardien de phare,
Le blond de ses cheveux
Malgré nos lunettes noires
Il nous fait mal aux yeux…

Oh oh oh
La fille du gardien de phare,
Elle nous mène en bateau.

Ohé, pas de pot,
Elle nous allume et nous rembarre
On navigue tous au radar…

La fille du gardien de phare,
On est tellement nombreux
A s’échouer pour la voir
Qu’il nous faut faire la queue

Oh oh oh
La fille du gardien de phare,
Elle nous mène en bateau.

Ohé, pas de pot,
Elle nous allume et nous rembarre
On navigue tous au radar…

La fille du gardien de phare,
D’après le qu’en-dira-t-on
A choisi un veinard,
Le fils du gardien de prison.

Demain, on ira voir
Le cœur de papillon
De la fille du chef de gare
Qui aime les moussaillons.

Ohé, pas de pot,
Elle nous entraîne et nous égare,
On arrive toujours en retard…