les causettes de l’archiduchesse (1) …

…le milieu social influe énormément sur notre façon de comprendre ce que nos contemporains nous expriment…

…par exemple, si c’est moi qui dis :

     – je n’ai pas de réception, chez moi !

…on s’empresse de supposer que j’ai des soucis avec mon téléphone mobile…

…si c’est, par contre, la comtesse Duchmol (ou la duchesse Comtmol, comme on veut) qui s’écrie :

     – je n’ai pas de réception, chez moi !

…on ne suppose pas la même chose !

…et pourtant tous les deux, on voulait dire exactement le contraire…

è pericoloso …

l’affaire du thé au jasmin

elle vendait des bigoudis

ELLE VENDAIT DES BIGOUDIS

(A.Carriqui-JP.Robert)

C’était un faux vendredi soir,
Une journée assez tristounette
Et j’allais prendre mon mouchoir
Quand on toqua à ma sonnette.Il est des vieux loups solitaires
Qui choient jamais la bobinette
Et tournent en rond dans leur tanière
Équipée d’un coin kitchenette.

Ce soir, d’après les prévisions,
Je devais me faire cuire un œuf,
J’interrompis l’opération
Quand je la vis dans l’œil de bœuf,
Et fus saisi par l’émotion.

Elle vendait des bigoudis,
Y’en avait des grands, des petits
De ceux pour lilliputiennes
Jusqu’à ceux des bigoudènes.
A voir ses formes arrondies,
On restait abasourdi
De persistances rétiniennes
Par centaines.

Elle vendait des bigoudis,
Fallait justement qu’ j’en achète,
Vous tombez bien, que je lui dis
Mettez-moi-z-en deux trois cagettes.

Je trouve que les bigoudis verts,
Ça fait moderne et dynamique
Bien que la collection d’hiver
Me semble plus économique.

Avec son corsage entrouvert,
Par réaction biochimique,
On recevait de l’univers
Une vision vraiment cosmique
En se plaçant un peu de travers.

Elle vendait des bigoudis,
Y’en avait des grands, des petits
De ceux pour lilliputiennes
Jusqu’à ceux des bigoudènes.
A voir ses formes arrondies,
On restait abasourdi
De persistances rétiniennes
Par centaines.

Au matin, elle a disparu
Tandis que j’étais aux toilettes
Depuis ce temps, je cours les rues
Les yeux perdus dans mes bouclettes.

A chaque faux vendredi soir,
Je l’attends derrière ma sonnette
Le cœur percé comme une passoire
Qu’est passée à la moulinette.

Avec tous ces bigoudis verts,
Je me sens parfois ridicule
Tout en vivant un vrai calvaire
Parce que les jours de canicule
Ça me met la tête à l’envers.

Elle vendait des bigoudis,
Y’en avait des grands, des petits
De ceux pour lilliputiennes
Jusqu’à ceux des bigoudènes.
A voir ses formes arrondies,
On restait abasourdi
De persistances rétiniennes
Par centaines.

© texte Angel Carriqui - musique Jean-Pierre Robert

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… le truc du trac …

…le plus dur, quand on fait un concert ou une séance de dédicaces, c’est de ne pas se laisser impressionner par tous ces gens qui ne sont pas là…

habit come back …

le nombril …

…je me demande si je ne devrais pas reprendre mon combat contre la poésie emmerdante…

la politique de la santé …

se mettre à table …

vous avez deux heures …

les bons mots de l’Abbé Taillère …

abus de droit …