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Le Corbeau et le Renard ( Jean de la Fontaine et moi )
– version réactualisée –
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait, c’est clair, en son bec un fromage.
En même temps, Maître Renard, par l’odeur
Alléché, lui tint, en fait, à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes trop joli !
Que vous me semblez trop beau !
Je dis ça, je dis rien, mais si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes grave le Phénix de chez Phénix
Des hôtes de ces bois. »
A ces mots, c’est que du bonheur,
Le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour faire le buzz avec sa belle voix,
Il part en live en ouvrant un large bec
Et laisse tomber sa proie.
Du coup, le Renard s’en saisit, et dit :
« Dans ton cul, mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur,
Est pété de rire aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon qui déchire sa race de sa
Grand-mère vaut bien un fromage, sans doute. »
Le Corbeau, en mode honteux et confus,
Jura que tout ça, ça le gave, qu’il allait fermer
Sa page Facebook et qu’on ne l’y prendrait plus.
O rage! ô désespoir! En fait, ô vieillesse ennemie !
Du coup, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
En même temps, ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour, c’est clair, flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu’avec total respect toute l’Espagne admire,
Mon bras, qui, du coup, tant de fois, a sauvé cet empire,
Tant de fois, affermi, en fait, le trône de son roi,
C’est clair, trahit donc ma querelle, et du coup, ne fait rien pour moi ?