
…évidemment, y’a encore un peu de travail, mais ça donne une petite idée…

…évidemment, y’a encore un peu de travail, mais ça donne une petite idée…
…le milieu social influe énormément sur notre façon de comprendre ce que nos contemporains nous expriment…
…par exemple, si c’est moi qui dis :
…on s’empresse de supposer que j’ai des soucis avec mon téléphone mobile…
…si c’est, par contre, la comtesse Duchmol (ou la duchesse Comtmol, comme on veut) qui s’écrie :
…on suppose que, certainement à cause d’une histoire de chaussettes archi-pas-sèches, la nouba prévue avec ses vieux potes ne pourrait avoir lieu !
…et pourtant tous les deux, on voulait dire exactement le contraire…

EN COLOC (Renaud et moi)
Elle a mis sur l’ mur au d’ssus du frigo
Un relevé d’impôts locaux
Y’a une calculette avec un stylo
Devant chaque assiette, bravo
Déjà les factures sur le papier peint
Je trouvais ça dur, j’dis rien
Et toute la journée elle rêve aux allocs
Depuis qu’elle est en coloc
Elle s’réveille la nuit vérifier les charges
Aussi je n’en mène pas large
Et même au p’tit coin, elle nous a à l’œil
A recompter toutes les feuilles
Faut faire le ménage et puis la vaisselle
Et descendre la poubelle
Ses ennemis jurés, c’est les streptocoques
Depuis qu’elle est en coloc
Dès que mes potes viennent faire un peu la teuf
Faut qu’elle nous ramène les keufs
On doit jouer aux cartes, s’tenir à carreau,
Et ranger l’appart, bravo
J’me dis que la vie, elle est bien trop courte
J’vais courir m’acheter une yourte
J’irai m’installer à Pétaouchnoque
Mais j’serai plus jamais en coloc

(…pour mes filles…)